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OG Network : Ice-T et Big Court parient sur un streaming gratuit financé par la publicité

Lancée fin 2025, OG Network mise sur la vidéo gratuite financée par la publicité et sur les récits urbains. Ses conditions pour les créateurs et son audience restent à documenter.

Par Waymar

· 5 min de lecture, mis à jour le

OG Network : Ice-T et Big Court parient sur un streaming gratuit financé par la publicité

Fondée par Courtney « Big Court » Richardson II avec Ice-T, OG Network a été présentée en décembre 2025 comme une plateforme de streaming gratuite, financée par la publicité et consacrée à la culture urbaine et aux créateurs indépendants. À partir d’un billet OHMAZIN du même mois, cet article examine son modèle, ce qu’elle annonce et ce qui reste à vérifier.

Un lancement annoncé en décembre 2025

OG Network a été présentée publiquement le 15 décembre 2025. Selon l’annonce relayée par Sheen Magazine, la plateforme est fondée par Courtney « Big Court » Richardson II, animateur du podcast Holdin’ Court, et cofondée par le rappeur et acteur Ice-T. Elle se définit comme un service FAST et AVOD : des chaînes en continu et de la vidéo à la demande, gratuites pour le spectateur et financées par la publicité.

Selon le communiqué diffusé le 15 janvier 2026, le service est disponible dans 186 pays sur Roku, Apple TV, Fire TV, Android TV, iOS et Google Play, et a dépassé 2,3 millions de minutes de visionnage pendant son déploiement initial. Ces chiffres sont ceux de l’entreprise et n’ont pas été vérifiés de façon indépendante.

Au lancement, le catalogue mettait en avant des programmes originaux : « Somebody Had To Say It », une émission animée par Layzie Bone, du groupe Bone Thugs-N-Harmony, avec Big Court ; « Put The Guns Down – A World Epidemic », un documentaire sur les violences par armes à feu produit et raconté par Ice-T ; le thriller « My Cherie Amour », avec Omar Gooding ; et le podcast Holdin’ Court, désormais diffusé en exclusivité sur la plateforme.

Un modèle calqué sur Tubi

Interrogé en mai 2026 dans l’émission « CTRL, ALT, D-Stroy » de la radio Shade 45 (SiriusXM), Ice-T a comparé OG Network à Tubi : les créateurs y déposent leurs contenus, des publicités sont diffusées pendant le visionnage et les revenus sont répartis selon l’audience. Il présentait la plateforme comme un moyen d’accéder plus vite à la diffusion que sur les grands services.

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La comparaison donne la mesure du défi. Tubi, qui appartient à Fox Corporation, a dépassé 110 millions d’utilisateurs actifs mensuels au trimestre clos fin juin 2026, selon l’entreprise citée par The Desk, et a atteint en avril une part record de 2,3 % du temps passé devant la télévision aux États-Unis, d’après Nielsen. Le modèle gratuit financé par la publicité peut atteindre une grande échelle, mais il suppose un vaste catalogue et des annonceurs capables de le rentabiliser.

Des conditions encore peu détaillées pour les créateurs

L’argument central de la plateforme est la propriété. Big Court, cité dans le communiqué de janvier, affirme qu’avec OG Network la culture contrôle enfin le récit et la distribution. Le même texte promet aux créateurs indépendants une participation aux revenus et des possibilités de propriété à long terme, sans en préciser les termes.

La page de soumission du site n’en dit pas davantage. Elle indique que la plateforme accepte des films et séries achevés pour examen en vue de leur programmation, envoyés par lien de visionnage privé, et qu’elle refuse scénarios et synopsis. Le processus décrit relève donc d’une sélection éditoriale plutôt que d’un dépôt libre, ce qui nuance l’image d’une mise en ligne rapide.

Ce point compte pour comparer les débouchés. YouTube, par exemple, publie ses conditions : dans son programme partenaire, il reverse aux créateurs 55 % des revenus nets des annonces diffusées sur la page de lecture de leurs vidéos. Sans barème public, un producteur ne peut pas mettre OG Network en regard des autres options.

Les questions qui restent ouvertes

OG Network s’inscrit dans une revendication ancienne du hip-hop : posséder les outils de diffusion plutôt que dépendre de ceux des autres. Pour juger de sa solidité, quatre éléments manquent encore : la part des revenus publicitaires reversée aux ayants droit, la durée et l’exclusivité des licences demandées, une mesure d’audience réalisée par un tiers et la liste des annonceurs qui financent le service.

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Waymar

Fondateur d’OHMAZIN. Entrepreneur et créatif, Waymar signe les articles du média sur les deals, les marques, le cinéma et les séries, le sport business, la tech et les sneakers.

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