Victor Wembanyama n’a pas tourné la page. Pour sa première prise de parole publique aux États-Unis depuis la finale NBA perdue en cinq matchs contre les New York Knicks en juin, le pivot français des San Antonio Spurs a reconnu, au media day du 28 septembre, des nuits où il avait « du mal à trouver le sommeil ». Il en a surtout tiré un objectif : décrocher la première place de la Conférence Ouest et la remporter de nouveau. [1][2][3]

« Je ne pouvais pas imaginer meilleure motivation »

Lundi 28 septembre, au centre d’entraînement des Spurs à San Antonio, Wembanyama s’exprimait publiquement aux États-Unis pour la première fois depuis le cinquième et dernier match de la finale, perdu face aux Knicks, note Sports Illustrated. Sur cette défaite, sa réponse tient en une phrase : « Je ne pouvais pas imaginer meilleure motivation », rapporte NBC Sports. [3][2]

« Ça évolue avec le temps. Mais j’ai eu quelques nuits où j’avais du mal à trouver le sommeil, ou des émotions difficiles », a-t-il confié à ESPN. « Il arrive un moment où l’on accepte qu’il faut passer par là, et tout ressentir. On va faire face à ces émotions. Nous sommes dans une très bonne position. Nous sommes pleins d’espoir, très ambitieux et prêts. » [1]

Cet été, les joueurs se sont regroupés à Houston, chez De’Aaron Fox, puis en France, à l’invitation de Wembanyama. « Évidemment, il faut passer par des émotions, et une partie se vit seul, mais c’est mieux de le faire en équipe », a-t-il expliqué. L’arrière Stephon Castle décrit des séances « sans coachs, seulement des joueurs ». [1]

Premier de l’Ouest, sinon rien

Champions de l’Ouest en titre, les Spurs n’avancent plus masqués. « Nous avons gagné l’Ouest l’an dernier. Nous ne voulons rien faire de moins cette année. Et nous voulons être tête de série numéro un », a posé Wembanyama, cité par Sports Illustrated. Désormais contesté par les supporters adverses, il assume : « Nous nous battons pour le sommet de la montagne, et il va falloir écarter ceux qui se trouvent sur notre chemin. » [3][9]

Premier défenseur de l’année élu à l’unanimité dans l’histoire de la NBA, il sort de l’intersaison la plus courte de sa carrière, mais se dit en avance : « Mon niveau de base a augmenté, et je suis en meilleure forme que je ne l’aurais imaginé, même si l’été a été court. » En août, il s’est entraîné avec son coéquipier Harrison Barnes au sein du club Provence Rugby, à Aix-en-Provence, une expérience « vraiment bonne pour le système vestibulaire ». [1][3][2]

La célébrité, « un symbole de réussite »

Sur sa notoriété mondiale, sa réponse éclaire les marques : « C’est souvent trop, mais ça va. Ce n’est pas pour ça que je travaille, mais c’est un symbole de réussite, dans une certaine mesure. C’est la partie que j’aime le moins dans une finale ou un parcours en play-offs. Mais c’est bon signe. Alors oui, je la veux toujours. » [2]

Cette valeur a désormais un prix. Le 10 juillet, les Spurs ont annoncé une prolongation de plusieurs saisons, jusqu’en 2031-2032. Selon les sources d’ESPN, il s’agit de cinq ans et 252 millions de dollars, avec une option joueur la dernière année. Wembanyama a choisi le maximum à 25 % du plafond salarial plutôt que le « supermax » qui pouvait atteindre 303 millions, ce qui pourrait faire économiser environ 50 millions de dollars au club sur cinq ans. « Spurs family, I’m here to stay » (« Famille des Spurs, je reste »), a-t-il écrit. [4][5]

Côté marques, Nike a annoncé le 31 juillet une prolongation de longue durée assortie d’une ligne de chaussures signature, sans dévoiler de montant. Seuls six joueurs NBA en activité disposent aujourd’hui d’un tel modèle chez Nike, dont LeBron James et Shai Gilgeous-Alexander, relève Sports Illustrated. Depuis février 2024, Wembanyama est aussi ambassadeur de Louis Vuitton, partenaire de la NBA, pour un montant non communiqué. Il a assisté au défilé homme printemps-été 2027 de la maison le soir de la draft, selon ESPN. [6][10][4]

L’effet Wemby sur l’audience française

Aux États-Unis, la finale Knicks-Spurs a réuni en moyenne 20,6 millions de téléspectateurs sur ABC et ESPN, la plus suivie depuis 1998, selon la NBA. [11]

Depuis la saison 2025-2026, Prime Video diffuse en France 86 matchs de saison régulière, la NBA Cup, tout le play-in, près de la moitié des play-offs et la finale six années sur onze, sans surcoût pour ses abonnés, dans le cadre du contrat mondial signé par la NBA jusqu’en 2036. beIN Sports, diffuseur exclusif depuis 2012, a gardé en 2026 l’autre moitié des premiers tours de play-offs et la finale de conférence Est : pour tout voir en direct, il fallait cumuler les deux abonnements. [12][13]

Avant la finale, Front Office Sports relevait que les Spurs étaient l’équipe la plus regardée en France sur le NBA League Pass, en hausse de 79 % sur un an. Le septième match de la finale de conférence contre Oklahoma City avait été la rencontre la plus vue de la saison sur Prime Video en France, malgré un coup d’envoi à 1 heure du matin. La finale a été diffusée en direct sur Prime Video à 2 h 30, heure française, et en différé sur beIN Sports. [14]

Paris, le 14 janvier 2027

La prochaine étape française est fixée. Les Spurs affronteront les New Orleans Pelicans en match de saison régulière le 14 janvier 2027 à l’Accor Arena de Paris, puis le 17 janvier à Manchester, avec des cliniques pour les jeunes et des événements pour les fans, a annoncé la NBA en mai, selon l’Associated Press. [15]

Selon Eurohoops, les deux rencontres affichent complet, avec environ un million de fans inscrits pour obtenir des billets, la plus forte demande jamais enregistrée pour les matchs européens de la ligue. Le match parisien est présenté par l’horloger Tissot. À San Antonio aussi, la demande suit : Tim Salier, vice-président senior des Spurs chargé notamment de la billetterie, affirme sur KSAT que « la demande n’a jamais été aussi forte ». Le club a privilégié les abonnements partiels pour ouvrir l’accès à davantage de fans. [8][16]

Sources

  1. ESPN — « Victor Wembanyama remembers NBA Finals loss but 'very hopeful' for season », Michael C. Wright, 28 septembre 2026
  2. NBC Sports — « What did Victor Wembanyama say at San Antonio Spurs media day? », Kurt Helin, 28 septembre 2026
  3. Sports Illustrated (On SI, Spurs) — « Media Day Notebook: Victor Wembanyama's Conditioning, Rugby Training and More », Matt Guzman, 28 septembre 2026
  4. ESPN — « Sources: Spurs, Victor Wembanyama reach $252 million max extension », Michael C. Wright, 10 juillet 2026
  5. NBA.com (Associated Press) — « Spurs sign Victor Wembanyama to multi-year contract extension », Tim Reynolds, 10 juillet 2026
  6. Sports Illustrated (On SI, Spurs) — « Wembanyama Signs New Nike Deal, Including Signature Shoe Line », Tom Petrini, 31 juillet 2026
  7. Advanced Television — « NBA on Prime sees significant global audience growth », 3 juillet 2026 (données Fifty5Blue)
  8. Eurohoops — « Wemby homecoming drives sellout for NBA games in Paris and Manchester », Giannis Askounis, 22 septembre 2026
  9. NBA.com — « Best sights, sounds, moments from 2026 NBA Media Day », Ben Lambert, 28 septembre 2026
  10. Basket USA — « Victor Wembanyama devient ambassadeur de Louis Vuitton », 20 février 2024 (d’après GQ)
  11. NBA Communications — « Knicks-Spurs delivers most-watched NBA Finals since 1998, averaging more than 20 million viewers on ABC/ESPN », 16 juin 2026
  12. SportBuzzBusiness — « Basket – NBA : Prime Video présente son dispositif de diffusion pour la France », Thibaut Dalegre, 27 septembre 2025
  13. Basket USA — « Playoffs NBA : la diffusion partagée entre Prime Video et beIN Sports », Dimitri Kucharczyk, 14 avril 2026
  14. Front Office Sports, via Yahoo Sports — « Will There Be a Wemby Effect for NBA Finals in France? », Alex Schiffer, 3 juin 2026
  15. Associated Press, via KSAT — « Wembanyama and Spurs to play regular-season games vs. Pelicans in Paris and Manchester next season », 20 mai 2026
  16. KSAT — « Spurs kick off 2026 season with media day », RJ Marquez, 28 septembre 2026