Julie Chen a rendu son ordinateur d’auditrice un vendredi ; le lundi, elle commençait la préparation aux cascades d’Astérix. Invitée de Faux Rebond, l’actrice raconte ce saut d’un CDI à un film à 65 millions d’euros, puis le muay-thaï découvert en Thaïlande.
De l’audit au casting d’Astérix
Née à Paris et élevée à Belleville dans une famille d’origine chinoise, Julie Chen raconte dans cet épisode, publié le 18 juillet 2025, que son père l’a d’abord orientée vers des études stables, son frère et sa sœur ayant déjà choisi l’art dramatique : « Il y a trop de risques dans la famille. » Après une école de commerce et un master en finance d’investissement, elle travaille trois ans dans l’audit, tout en suivant des cours de théâtre. Un directeur de casting rencontré lors de travaux de mannequinat la convoque pour Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu, réalisé par Guillaume Canet et sorti en 2023 ; elle y obtient le rôle de la princesse Fu Yi. L’épisode est soutenu par la marque de boissons énergisantes Celsius, partenaire du podcast.
Du bureau au tournage, du jour au lendemain
Le tournant est rapide. Retenue à l’issue d’un rappel, elle termine la mission en cours puis quitte son cabinet : « j’ai rendu mon ordi un vendredi », raconte-t-elle ; le lundi suivant, elle commence six semaines de préparation aux cascades. Ses parents s’inquiètent alors de la voir quitter un CDI. Le tournage dure, selon elle, environ quatre mois et demi ; elle y tourne trois scènes de combat, dont une face à son frère, Olivier Chen, champion de kung-fu. Elle enchaîne avec La Promesse verte, d’Édouard Bergeon, sortie le 27 mars 2024, où elle incarne une militante indonésienne aux côtés d’Alexandra Lamy et de Félix Moati.
Le premier grand rôle de Julie Chen s’est joué sur un film à 65 millions d’euros, selon le décompte d’Écran Large, pour environ 4,5 millions d’entrées en France. L’Empire du Milieu avait pourtant réalisé, avec 1 882 686 entrées en première semaine dans 719 salles, le meilleur démarrage d’un film français depuis une dizaine d’années, selon Puremédias. Ce score ne le plaçait toutefois qu’au quatrième rang des cinq Astérix en prises de vues réelles au même stade, loin des 3 685 097 entrées de Mission Cléopâtre.
Notre lecture — Le parcours de Julie Chen fait se croiser deux économies. Celle du film : 65 millions d’euros de budget pour environ 4,5 millions d’entrées, un démarrage record mais un quatrième rang parmi les Astérix au même stade. Celle de l’actrice : un CDI quitté du jour au lendemain contre un premier grand rôle. Le pari financier se joue au niveau de la production ; ce qu’en retire une nouvelle venue, c’est une visibilité, et un rôle enchaîné aussitôt, dans La Promesse verte.

Le muay-thaï, découvert en Thaïlande
Le muay-thaï ne précède pas sa carrière d’actrice : elle le découvre pendant le tournage de La Promesse verte, en Thaïlande, dans un camp d’entraînement voisin de son hôtel, les jours où elle ne tourne pas. Elle y reste ensuite huit mois et y dispute un combat. De retour en France, un coup de genou reçu lui vaut une blessure qui l’immobilise, dit-elle, « pendant 6-7 mois », sans la détourner de la compétition. Aux jeunes actrices, elle conseille d’aborder chaque casting « comme si c’était toi déjà », en rappelant que le métier « demande de la patience et de la persévérance ».
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