De la Vanoise au collectif Avant l’Orage, Camille Étienne raconte dans Faux Rebond la construction de son engagement écologique. Elle cite la loi du 27 février 2025 sur les PFAS comme l’exemple d’une mobilisation qui aboutit. Sa méthode : l’action collective plutôt que les gestes de chacun.
Une enfance au bord de la Vanoise
Camille Étienne a grandi dans « la dernière maison avant le parc national de la Vanoise », l’ancienne ferme de ses arrière-grands-parents, à Peisey-Nancroix, en Savoie. Dans cet épisode, publié le 4 juillet 2025, elle situe son premier engagement du côté de la justice sociale : un stage auprès d’une juge des enfants vers 14 ans, puis des cours de français donnés à des migrants à Calais. Elle rejoint ensuite Sciences Po, en double licence avec la Sorbonne en philosophie, une discipline qui lui a appris, dit-elle, à repérer les faux arguments et la manipulation rhétorique. L’épisode est soutenu par la marque de boissons énergisantes Celsius, partenaire du podcast.
D’Avant l’Orage aux polluants éternels
Son passage à l’action collective remonte, selon elle, à une année passée en Finlande, où elle s’engage aux côtés de militants samis opposés à un projet de route destiné à l’exploitation forestière. Pendant le premier confinement, en 2020, elle cofonde le collectif Avant l’Orage avec le réalisateur Solal Moisan, selon Wikipédia ; dans l’épisode, elle le décrit comme un projet lancé « avec mon meilleur pote », qui mise sur la fiction pour sensibiliser. Elle raconte aussi sa campagne contre les PFAS, engagée après avoir vu Dark Waters et rencontré l’avocat américain Robert Bilott. L’adoption de la loi montre, selon elle, « que des fois, ça aboutit ».
Notre lecture — Le parcours de Camille Étienne décrit une autre manière de peser sans entrer en politique. Ses outils sont ceux de la culture et des médias : un collectif qui mise sur la fiction pour sensibiliser, un livre paru au Seuil, une campagne menée sur un sujet précis, les PFAS. La valeur produite n’est pas d’abord financière : c’est de l’attention, transformée en pression sur une loi. Cette exposition a un revers, le harcèlement et les menaces qu’elle évoque.
Désobéir plutôt que subir
Camille Étienne privilégie l’action collective aux injonctions faites à chacun, en rappelant que tout le monde n’a pas les moyens d’adopter les mêmes gestes. Elle estime que « les citoyens ont le pouvoir », à condition d’agir ensemble. Elle évoque aussi le harcèlement et les menaces dont elle a été la cible, et qu’elle a choisi de ne pas commenter publiquement, ainsi que son refus d’entrer en politique à son âge. Son conseil aux jeunes : « de ne pas avoir peur de désobéir ». Elle est l’autrice de Pour un soulèvement écologique, paru au Seuil en 2023.
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